vendredi 15 novembre 2013

L'avenir des ateliers à Brest

Ouest-France / Bretagne / Brest / Archives du samedi 08-06-2013 


Ateliers Maître Tailleur : un avenir incertain - Brest 
samedi 08 juin 2013 

  Les représentants des Ateliers seront reçus par la députée Patricia Adam, vendredi 14 juin Au ministère des Armées, la fonction habillement est maintenue sous forme de régie, mais, le futur des Ateliers reste opaque. Jean-Yves Le Drian, ministre de la défense, l'a assuré il y a trois jours : l'externalisation de l'habillement ne se fera pas. « Une bonne nouvelle, mais qui ne nous met pas à l'abri, s'alarme Nelly Mazé, représentante de la section syndicale CGT des Ateliers. Notre situation est particulière car nous avons un statut privé. »

  Demande de statut d'ouvriers de l'État 
  Pour assurer la pérennisation des deux Ateliers de Maître Tailleur en France (50 personnes à Brest et autant à Toulon), la CGT demande une réinternalisation de leurs services afin d'être intégré dans la régie habillement du ministère. « Le statut de Maître Tailleur doit être revu en 2017, mais pour devenir quoi ? Et d'ici là, l'activité sera-t-elle maintenue dans les Ateliers ? » s'inquiète Patrick Pliquet, secrétaire syndical de la CGT Arsenal. 

  Les salariés, dont la moyenne d'âge est de 52 ans, s'inquiètent malgré le plan de charge de 2014 qui est en augmentation. « Le plan annoncé nécessite douze personnes de plus, remarque Yvon Velly, secrétaire général CGT Arsenal de Brest. Mais aucune embauche n'est programmée. » 

  Une douzaine de personnes se sont rassemblées, ce vendredi après-midi, devant la permanence de la députée Patricia Adam (absente ce jour-là) pour lui remettre une pétition signée par 1 154 personnes de l'Arsenal. Cette lettre pétition demande le maintien des activités et des emplois à l'Atelier, la transparence sur les activités non réalisées par l'Atelier, le développement des activités complémentaires (tenue de gendarmerie et autres corps militaires), et l'intégration du statut d'ouvriers de l'État. 

  « Nous voulons être fixé sur notre avenir jusqu'en 2017, afin de pouvoir travailler sereinement, pendant les quatre ans à venir, avec les différentes instances, martèle Patrick Pliquet, et préparer un avenir certain pour les Ateliers de Brest et de Toulon. » 
Aude KERDRAON.

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